• Peur du noir et des cauchemars

    Si avant ses 2 ans votre enfant n’avait manifesté aucune crainte, voilà à présent qu’il redoute l’obscurité et le moment de se coucher ! Lorsque vous le mettez au lit, il vous demande de laisser une lumière dans sa chambre et la porte ouverte.

    La peur du noir

    La « peur du noir » fait partie des angoisses normales, que tout enfant rencontre entre 2 et 5 ans. Ces peurs sont le signe que votre bambin vit des moments importants dans son développement ou des changements, comme l’entrée à l’école par exemple. Comment réagir, comment aider votre petit bout à surmonter cette angoisse ?

    Le soir, prévoyez une petite veilleuse dans sa chambre. Cette lumière, même de faible intensité, le rassurera grandement. Lorsqu’il est plongé dans l’obscurité complète, votre enfant s’angoisse, il perd ses repères, il se sent seul et son imagination fertile lui fait craindre des loups et autres monstres cachés sous son lit. L’obscurité, la nuit, sont des conditions propices à la vulnérabilité. D’autant plus qu’à cet âge un petit ne fait pas la part des choses entre son imagination et la réalité.

    Lorsqu’il se réveille en pleurs suite à un cauchemar ou en proie à ses angoisses, rassurez-le, montrez-lui que sa chambre n’est le refuge d’aucun ennemi, qu’il n’y a que lui et vous. Dites-lui que ce n’était qu’« un mauvais rêve ». Expliquez-lui que vous êtes là pour le protéger, qu’il ne risque rien et qu’il peut se rendormir en toute sécurité. Vous pouvez également profiter des journées pour parler avec votre enfant de ses craintes et le rassurer.

    Par ailleurs si les fenêtres de la chambre de votre enfant comportent des volets, assurez-vous qu’ils sont bien fixés et ne claquent pas ; vérifiez également qu’il n’y a pas de branches d’arbres qui viennent cogner contre sa fenêtre. Autant éliminer le plus de bruits susceptibles d’inquiéter votre enfant pendant la nuit.

    Cette peur du noir peut persister jusque 7 ou 8 ans, puis disparaître spontanément.

    Les cauchemars

    Entre 2 et 5 ans, les enfants font régulièrement des cauchemars. Ceux-ci surviennent surtout en fin de nuit, au terme d’un cycle de sommeil.

    Les cauchemars sont normaux et permettent à nos chers petits d’évacuer les tensions accumulées en cours de journée. Votre bambin a peut-être été impressionné par une histoire qu’il a entendue, par des images vues à la télévision ou par une dispute. Ou peut-être encore a-t-il souffert d’une digestion difficile cette nuit, suite à un repas trop copieux ? Peut-être encore ressent-il comme trop stressantes les attentes que vous portez à son égard, pour la propreté par exemple ? Une autre hypothèse est que la rentrée des classes l’angoisse, tout comme la perspective d’un prochain déménagement. Les raisons de faire un cauchemar sont nombreuses.

    Toujours est-il que vous retrouvez votre petit loup affolé ou en pleurs. Il a vécu son « mauvais rêve » avec une telle intensité qu’il ne sait pas distinguer rêve et réalité. Comment réagir en de telles circonstances ?

    Après un cauchemar, écoutez votre enfant, parlez-lui en douceur, prenez-lui la main et rassurez-le. Expliquez-lui qu’il a simplement fait un cauchemar, que tout va bien maintenant. Montrez à votre bambin qu’il n’y a rien d’anormal dans sa chambre, ni dragon ni méchant loup sous son lit, et que vous êtes là pour veiller sur lui, qu’il peut se rendormir en toute tranquillité.

    Il est inutile de vous moquer de ses craintes, de lui donner un médicament ou de prendre votre petit chéri dans votre lit. Vous pouvez par contre profiter de la journée pour parler du vilain cauchemar avec votre enfant et comprendre ce qui le préoccupe.

    Si les cauchemars prennent trop d’ampleur, votre enfant aura peut-être besoin de consulter un psychologue qui l’aidera à exprimer et surmonter son angoisse. Parlez-en à votre pédiatre, il pourra vous conseiller.


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